Row alors que la France se souvient des troupes tuées lors d'un raid en otage

Row alors que la France se souvient des troupes tuées lors d'un raid en otage

PARIS: La semaine dernière, la France était sur le point de rendre hommage à deux commandos tués lors d'un raid visant à sauver quatre otages dans la région du Sahel en Afrique la semaine dernière, ce qui a provoqué une querelle autour des risques pris par les touristes libérés.

Les forces spéciales françaises Cédric de Pierrepont, âgé de 33 ans, et Alain Bertoncello, âgé de 28 ans, décédé lors de l'opération au Burkina Faso, seront honorés lors d'une cérémonie organisée mardi au complexe militaire des Invalides à Paris, présidée par le président Emmanuel Macron.

Le raid de la semaine dernière a libéré les otages français Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, qui avaient été saisis le 1er mai alors qu'ils partaient en safari dans un parc naturel du Bénin, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Une citoyenne américaine et une touriste sud-coréenne – deux femmes dont la présence était une surprise totale pour les forces françaises – ont également surgi de la captivité au cours de l'opération jeudi dans la nuit de vendredi à vendredi.

Le sacrifice des deux jeunes soldats a suscité beaucoup de chagrin en France, mais aussi la colère et la controverse suscitées par les touristes français qui se rendaient dans une région soumise à une alerte au voyage émise par le ministère des Affaires étrangères.

Carte montrant le Burkina Faso et des informations sur la libération de quatre otages par les forces spéciales françaises. AFP

Dans un éditorial publié lundi, le quotidien français Le Figaro a rendu hommage aux forces armées mais a déclaré que la libération des touristes avait "laissé un goût amer".

"Cet événement tragique devrait servir d'avertissement à nos touristes. Nos forces sont en Afrique pour une guerre dure et longue et pour ne pas payer le prix de l'insouciance", écrit-il.

Samedi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a réprimandé les hommes libérés, âgés de 51 et 46 ans, qui, selon lui, avaient pris "des risques importants" en se rendant dans une zone considérée comme une zone "rouge" interdite, conformément aux recommandations émises par son ministère.

La leader de l'extrême droite française Marine Le Pen a également critiqué Macron ce week-end pour s'être rendu à un aéroport militaire au sud de Paris pour rencontrer les touristes qui débarquaient de l'avion à leur retour du Burkina Faso.

"Le président n'aurait pas dû aller les accueillir presque comme s'ils étaient des héros", a déclaré Le Pen à la chaîne d'information BFM dans une interview.

Hubert Falco, le maire de Toulon dans le sud de la France, où l'unité de soldats est basée, a écrit samedi sur Twitter que "les seuls citoyens qui méritent l'hommage de la nation aujourd'hui sont nos deux héros … morts au combat pour sauver des touristes insensés. ! "

Le langage corporel de Macron était particulièrement froid lorsqu'il rencontra Picque et Lassimouillas à la piste d'atterrissage de Villacoublay.

La ministre de la Défense, Florence Parly, a défendu la présence du dirigeant âgé de 41 ans, affirmant que "en tant que chef des forces armées, c'est le président qui assume la responsabilité du lancement de cette action".

"Il devait y aller", a-t-elle confié à France Inter lundi. "C'était important pour les troupes mais aussi pour la nation."

ESSENTIAL TRAVEL?

Les responsables français ont fait valoir que le raid était une opportunité majeure, les preneurs d'otages prévoyant de transférer leurs victimes dans des groupes islamistes au Mali apparentés à Al-Qaïda ou à un État islamique.

Lassimouillas a admis que Picque et lui auraient dû prendre en compte les avis du ministère des Affaires étrangères dans une déclaration lue lors de leur retour en France.

"Nos premières pensées vont aux familles des soldats qui nous ont libérés de cet enfer", a-t-il déclaré.

Les hommes ont été interpellés par un groupe armé alors qu'ils se rendaient dans le parc national de Pendjari, au Bénin, qui borde le Burkina Faso de plus en plus instable.

La zone frontalière, où les hommes auraient été kidnappés, était considérée comme une zone rouge "interdit", alors que l'ensemble du parc était classé dans la catégorie "orange" intermédiaire par le ministère des Affaires étrangères français.

Cela signifie que seuls les voyages essentiels ont été recommandés.

La procession funéraire de mardi se déroulera sur le pont Alexandre III, dans le centre de Paris, où de simples citoyens français ont été invités à rendre hommage.

Macron dirigera ensuite aux Invalides une cérémonie de commémoration privée pour les deux soldats de l'élite brigade Hubert des forces spéciales de la marine française.

"Il est mort pour ce qu'il aimait faire, pour ce qui le rendait fier. Il faisait son travail. C'est ce qu'il me dirait", a déclaré Florence Charton, partenaire de Cedric de Pierrepont, à TF1 TV.

Ces morts rappelaient les risques encourus dans la région par les forces françaises déployées dans le Sahel depuis 2013 lorsque la France est intervenue pour repousser les groupes djihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali.

Un total de 26 soldats français sont morts dans le déploiement, y compris de Pierrepont et Bertoncello.

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