Les États-Unis, la France et la Norvège se joignent à une enquête pour attaquer des pétroliers ancrés au port des Émirats arabes unis

Trois pays occidentaux participeront à une enquête sur de mystérieuses "attaques de sabotage" contre des navires dans le Golfe, a déclaré mardi un responsable émirati.

Le responsable, qui a parlé à l'AFP sous couvert d'anonymat, a déclaré que les Etats-Unis, la France et la Norvège étaient impliqués dans l'enquête, aux côtés des Emirats arabes unis et de l'Arabie saoudite.

Le responsable a déclaré que l'enquête sur l'incident de dimanche avait été lancée avec le soutien des experts occidentaux.

Les navires – dont deux pétroliers saoudiens, un navire émirati et le pétrolier norvégien Andrea Victory – ont été amarrés dans la mer au large de la côte de Fujairah, a ajouté le responsable.

Ni l'Arabie saoudite ni les EAU n'ont donné de détails sur la nature des attaques ni accusé quiconque de responsabilité.

Le port de Fujaïrah est le seul terminal émirati situé sur la côte de la mer d’Arabie, contournant le détroit d’Hormuz, par lequel transitent la plupart des exportations de pétrole du Golfe.

L’Iran a menacé à plusieurs reprises de fermer le détroit en cas de confrontation militaire avec les États-Unis.

Les États-Unis ont déjà renforcé leur présence militaire dans la région, notamment en déployant un certain nombre de bombardiers stratégiques B-52 en réponse à de prétendues menaces iraniennes.

L’Iran, à majorité chiite, rivalise avec l’Arabie saoudite sous le régime sunnite pour une influence au Moyen-Orient, les deux parties prenant des positions opposées dans de multiples conflits régionaux, y compris au Yémen.

Mardi, des attaques de drones revendiquées par les rebelles du Yémen alignés avec l'Iran ont bloqué l'un des principaux oléoducs pétroliers d'Arabie saoudite, renforçant ainsi la tension dans le Golfe après le sabotage des navires.

L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut et l’OPEP, a déclaré que deux stations de pompage avaient été ciblées mardi matin.

Le porte-parole des rebelles houthis, Mohammed Abdulsalam, a écrit sur Twitter que ces attaques étaient "une réponse aux agresseurs qui continuent de commettre un génocide" contre le peuple yéménite.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont intervenus dans la guerre au Yémen pour renforcer les efforts du gouvernement internationalement reconnu contre les Houthis en mars 2015.

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