Un opérateur de réseau français capable de gérer une forte montée de véhicules électriques | Nouvelles

PARIS (Reuters) – Le réseau électrique français sera en mesure de faire face à une forte augmentation de la demande de véhicules électriques d'ici 2035, a annoncé mercredi son opérateur RTE.

La France compte environ 223 000 véhicules électriques sur ses routes et, à l'instar de certains pays européens, envisage de mettre fin à la vente de véhicules diesel et à essence d'ici 2040 dans le cadre des efforts visant à réduire la pollution et les émissions de gaz à effet de serre.

"Pour nous, le développement des véhicules électriques représente une réelle opportunité pour le système électrique. Il pourrait constituer un volume important de stockage d'énergie d'environ 40 gigawatts", a déclaré aux journalistes François Brottes, président de RTE.

La prévision de Brottes est basée sur le scénario de croissance le plus ambitieux qui prévoit 15,6 millions de véhicules électriques sur les routes françaises d'ici 2035. Ceux-ci pourraient être utilisés pour stocker de l'électricité lorsqu'elle n'est pas utilisée.

Selon une étude de RTE, la demande de ce nombre de véhicules électriques ne devrait pas dépasser 48 terrawattheures (TWh) par an, soit environ 10% de la demande actuelle.

Des systèmes de gestion à distance pourraient être utilisés pour piloter la recharge des véhicules utilisant des énergies renouvelables pendant la période la plus rentable de la journée, car 95% du temps des véhicules sont à l'arrêt, a déclaré Brottes.

Le plan énergétique à long terme de la France, connu sous le nom de PPE, prévoit environ 15,6 millions de véhicules électriques d'ici 2035, soit environ 40% du total des véhicules en circulation.

RTE a indiqué que les périodes de trafic intense, telles que les vacances scolaires, les départs en week-end et les jours fériés, au cours desquelles les véhicules devaient être rechargés, n'étaient pas préoccupantes.

"La consommation d'électricité maximale en soirée peut, à son tour, être atténuée par la mise en œuvre de solutions de gestion simples", indique l'étude.

RTE a indiqué que le coût de conduite d'un véhicule électrique pourrait être trois fois inférieur à celui d'une voiture diesel ou à essence, ce qui réduirait la pollution du secteur des transports, qui représente environ 45% des émissions totales de dioxyde de carbone en France.

(Reportage par Bate Felix; édité par Alexander Smith)

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