La France demande à des témoins de Cork de témoigner sur la mort de Sophie

La France demande à des témoins de Cork de témoigner sur la mort de Sophie

Sophie Toscan du Plantier

Maeve Sheehan

Les procureurs français auraient convoqué environ 30 témoins irlandais devant un tribunal parisien pour témoigner contre l'homme qu'ils accusent d'avoir assassiné Sophie Toscan du Plantier.

Les assignations ont été remises vendredi après-midi aux habitants de l'ouest de Cork qui ont fourni des déclarations de témoins lors de l'enquête initiale sur le meurtre du producteur français.

Mme Du Plantier a été battue à mort devant sa maison de vacances à Schull en décembre 1996, mais personne n'a été accusé du meurtre. Les procureurs français vont de l'avant lundi prochain avec le procès planifié depuis longtemps contre le journaliste Ian Bailey, qui a nié à plusieurs reprises son implication dans le crime.

Parmi les témoins convoqués figurent d'anciens voisins de Sophie Toscan du Plantier, dans l'ouest de Cork, ainsi que son partenaire de longue date, M. Jules Thomas, de M. Bailey, et ses filles. Parmi les témoins, il y aurait aussi des gardes à la retraite qui ont enquêté sur le meurtre. Les témoins ne peuvent être contraints d’assister à la réunion et on ne sait pas combien d’entre eux témoigneront lors de la procédure à Paris.

L'émission des convocations coïncide avec une visite des parents de Mme Toscan du Plantier et de son fils dans l'ouest de Cork pour assister à une messe commémorative à midi aujourd'hui.

Le fils de la française assassinée a appelé tous les témoins à venir en France pour témoigner contre M. Bailey. Pierre-Louis Baudey-Vignaud, qui s'est rendu dans l'ouest de Cork avec son oncle, présentera un plaidoyer passionné lors d'une messe à Goleen aujourd'hui à midi.

"Mon but pour venir est d'impliquer le peuple irlandais dans ce procès en France et d'inviter tous les habitants de ce pays à se joindre à moi pour lutter pour la vérité", a-t-il déclaré à Sunday Independent.

La famille de Mme Du Plantier devrait demander l'aide de la communauté locale pour que justice soit rendue pour son meurtre. Le procès de M. Bailey pour le meurtre présumé de Mme Du Plantier s'ouvre à Paris le lundi 27 mai. Deux demandes des autorités françaises d'extrader l'Irlande ont été rejetées par les tribunaux irlandais et le procès se déroulera en son absence.

Son avocat, Frank Buttimer, a confirmé ce week-end que M. Bailey n'assisterait pas à la procédure "illégale et injuste".

Les preuves seront entendues en l'absence de M. Bailey et son sort sera décidé devant trois magistrats.

S'il est reconnu coupable en son absence, il fera probablement l'objet d'une autre demande d'extradition de la part des autorités françaises.

M. Bailey, qui vit à l'extérieur de Schull, a perdu une candidature à la Cour suprême française pour mettre fin au procès l'année dernière.

Il a été arrêté à deux reprises par Gardai pour avoir interrogé le meurtre de Mme Toscan du Plantier dans sa maison de vacances à Toormore, mais a été relâché sans inculpation à chaque fois.

Il a par la suite perdu plusieurs poursuites pour diffamation contre un certain nombre de journaux et une coûteuse procédure devant la Haute Cour contre l'État pour son arrestation injustifiée.

M. Buttimer a déclaré ce week-end: "Mon client ne se rendra pas en France pour une action en justice dans cette affaire.

"La procédure est illégale et injuste et contrevient à ses droits en vertu de la Convention européenne des droits de l'homme."

Dimanche indépendant

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