Un anesthésiste français soupçonné d'avoir empoisonné 24 patients et faisant 9 morts: les autorités

Un anesthésiste français soupçonné d'avoir empoisonné 24 patients et faisant 9 morts: les autorités

Un anesthésiste en France est accusé par la police d'avoir empoisonné 24 patients et en a tué neuf, apparemment dans le but de ruiner la réputation de ses collègues en raison de conflits personnels qu'il aurait eu avec eux, selon les autorités.

Mercredi, la cour d'appel française a confirmé que M. Frédéric Pechier, âgé de 47 ans, resterait en liberté sous surveillance judiciaire pendant la durée de l'enquête. S'il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à la prison à vie.

Pechier nie toute implication dans l’intoxication, selon son avocat, Randall Schwerdorffer.

L'enquête sur Pechier a commencé il y a deux ans, lorsque sept cas d'intoxication ont été découverts dans deux cliniques françaises à Besançon, une ville de l'est de la France. Les enquêteurs ont découvert 17 autres "événements indésirables graves" survenus entre octobre 2008 et décembre 2016, a révélé la police de Besançon le mois dernier.

Selon les procureurs, Pechier est devenu un suspect, car il était "le dénominateur commun de ces événements". Selon les procureurs, le motif de ces empoisonnements était les conflits personnels entre Pechier et ses collègues.

Pechier aurait pollué les sacs de perfusion intraveineuse de 24 patients de ses collègues, âgés de 4 à 80 ans, afin de provoquer des arrêts cardiaques, selon les autorités.

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Frédéric Pechier arrive au palais de justice de Besançon le 12 juin 2019 en France.

Les arrêts cardiaques se sont souvent produits lors de chirurgies de routine, ont déclaré les procureurs de Besançon lors d'une conférence de presse le mois dernier. Teddy, un patient âgé de 4 ans, a subi deux arrêts cardiaques au cours d'une opération des amygdales.

PHOTO: Frédéric Pechier, à droite, et son avocat, Randall Schwerdorffer, à gauche, se tiennent devant le tribunal de Besançon, à Paris, le 12 juin 2019.Sébastien Bozon / AFP / Getty Images
Frederic Pechier, à droite, et son avocat, Randall Schwerdorffer, à gauche, se tiennent devant le tribunal de Besançon, à Paris, le 12 juin 2019.

La plupart des victimes présumées de Pechier ont formé une association appelée Avapolvi, dirigée par Sandra Simard, une femme de 38 ans qui a passé cinq jours dans le coma après une opération au dos et qui a encore des séquelles cognitives, d'après ce qu'elle prétend être un empoisonnement. par Pechier.

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