Les stars françaises remettent leurs "gilets jaunes" alors que les manifestants reprennent leur marche, Europe News & Top Stories

Les stars françaises remettent leurs "gilets jaunes" alors que les manifestants reprennent leur marche, Europe News & Top Stories

PARIS (AFP) – Les stars du cinéma Juliette Binoche et Emmanuelle Beart se sont jointes à des centaines de personnes du monde des arts pour soutenir le mouvement des "gilets jaunes" en France, samedi 4 mai, alors que débutaient les dernières marches antigouvernementales.

Binoche et Beart ont rejoint 1 400 signataires dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien de gauche Libération.

Intitulé "Gilets jaunes: nous ne sommes pas dupes!", Il a dénoncé des tentatives de discréditer le mouvement et soutenu les revendications des manifestants.

Celles-ci comprenaient des appels à une plus grande justice sociale et fiscale et des mesures radicales pour s'attaquer à ce qu'ils appelaient une urgence écologique.

La lettre ouverte condamnait également les mesures de plus en plus répressives prises à l'encontre du mouvement, notant que des organisations internationales telles que les Nations Unies et l'Union européenne avaient déjà exprimé leur préoccupation.

Binoche et Beart figuraient parmi les signataires les plus en vue, notamment des réalisateurs, des scénaristes et des compositeurs. Binoche a remporté un Oscar pour son rôle dans The English Patient, tandis que Beart est peut-être mieux connue internationalement pour son rôle dans le premier film Mission: Impossible.

La participation aux manifestations de samedi semblait avoir diminué, à la suite des manifestations du 1er mai, lorsque des militants du gilet jaune ont rejoint la manifestation syndicale traditionnelle.

Un des premiers chiffres du ministère de l'Intérieur, régulièrement qualifié d'inexact par le mouvement du gilet jaune, est passé à 3 600 sur l'ensemble du territoire français, dont un millier dans la capitale.

Dans la ville de Bordeaux, dans le sud-ouest du pays, où le soutien au mouvement a été soutenu, Jose, un assistant d'enseignement de 61 ans, a reconnu que le mouvement s'essoufflait un peu.

"Cela fait 25 semaines que nous avons mis notre vie en attente pour au moins retrouver un minimum de dignité", a-t-il déclaré.

SONDE DE VIOLENCE DE POLICE

Entre-temps, à l'aéroport Charles de Gaulle, une vingtaine de manifestants portant des gilets jaunes ont distribué des tracts protestant contre les projets du gouvernement de privatiser Aéroports de Paris (ADP), qui gère les trois aéroports de la capitale.

Les manifestations de samedi interviennent quelques jours après celles du 1er mai, et les conséquences de la violence étaient toujours en cours de discussion.

L'IGPN, qui enquête sur des allégations de conduite répréhensible de la part de la police, est en train de regarder trois incidents filmés qui semblent montrer la violence de la police à l'encontre des manifestants du 1er mai.

Dans l'un d'eux, un officier semble pousser sa matraque dans le pantalon d'un homme arrêté. Une autre montre un officier casqué frappant un manifestant, tandis qu'un troisième montre un autre officier lançant un pavé.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré vendredi que si quelqu'un était en faute, il serait puni.

Mais il subit lui-même des pressions après avoir reconnu qu'il avait eu tort d'appeler un incident à l'hôpital Pitie-Salpêtrière de Paris un "attentat".

Des séquences vidéo et des témoignages de membres du personnel de l'hôpital et de manifestants ont suggéré que les manifestants avaient fui la police anti-émeute.

Dans la ville de Metz, au nord-ouest du pays, des manifestants et des écologistes se sont rassemblés samedi avant la réunion des ministres de l'Environnement du Groupe des 7, dimanche et lundi.

Selon la police, 3 000 personnes se sont déplacées pour assister à la marche, tandis que les organisateurs – une alliance d'environ 40 groupes environnementaux et locaux – estiment le nombre entre 4 500 et 5 000.

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