Les juges français se prononcent mardi dans le procès pour fraude du PDG d'Orange | Nouvelles

Les juges français se prononcent mardi dans le procès pour fraude du PDG d'Orange | Nouvelles

Par Mathieu Rosemain et Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) – Orange Le chef de la direction, Stéphane Richard, apprendra mardi s'il a été reconnu coupable ou libéré de sa conduite dans un procès pour fraude mené en France, ce qui décidera de son avenir à la tête du plus grand opérateur de télécommunications du pays.

Richard, qui nie tout acte répréhensible, fait face à des accusations de complicité de fraude et d'utilisation abusive de fonds publics pour avoir prétendument mal informé et désobéi à l'ancienne ministre française des Finances, Christine Lagarde, en 2008, alors qu'il était son chef de cabinet.

"Je rejette vigoureusement les charges retenues contre moi et je reste convaincu que la justice reconnaîtra mon innocence", a déclaré Richard, 57 ans, au journal français Le Monde samedi.

Richard, s'il est reconnu coupable par des juges français devant un tribunal parisien, risque trois ans de prison pour un paiement d'indemnisation contesté de 400 millions d'euros (449 millions de dollars) versé par l'État au magnat français Bernard Tapie.

"C’est la croix que je porte. J’étais au mauvais endroit au mauvais moment", a déclaré Richard à propos des accusations portées contre lui il ya 11 ans, qui datent de la période où il travaillait pour Lagarde. Fonds monétaire international et est sur le point de remplacer Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne.

Richard, qui a reçu un troisième mandat de quatre ans en tant que PDG d'Orange l'année dernière, a minimisé son rôle présumé dans l'affaire et a déclaré que son passé en tant que PDG d'Orange devrait être pris en compte car il avait réussi à améliorer les finances et le moral de l'entreprise.

En cas de condamnation, Richard pourrait également être évincé par le conseil d’administration d’Orange, conformément à une règle de conduite stipulée par le gouvernement français, susceptible de déclencher une course à la succession pour le remplacer.

Selon la presse française, le directeur financier d’Orange, Ramon Fernandez, le responsable des activités françaises du groupe, Fabienne Dulac, et le directeur général d’Orange Espagne, Laurent Paillassot, figurent parmi les candidats potentiels au remplacement de Richard s’il partait.

Richard bénéficie du soutien des principaux syndicats d'Orange, dont certains sont représentés au sein de son conseil d'administration, après avoir amélioré ses résultats sur le marché français extrêmement concurrentiel et rétabli des relations de travail ébranlées par une série de suicides.

PLEA TO LE MAIRE

Le syndicat Orange CFE-CGC a appelé dimanche le ministre des Finances, Bruno Le Maire, à ne prendre aucune décision à la hâte sur Richard après le verdict rendu mardi par le tribunal français.

Il a également demandé à rencontrer un ministre, rappelant au gouvernement que ses employés détenaient 5% des actions d'Orange et 9% de ses droits de vote, devenant ainsi le deuxième investisseur en importance après l'État français, qui détient une participation combinée de 23%.

Mais Le Maire a répété la position du gouvernement selon laquelle les chefs d'entreprises contrôlées par l'État devraient démissionner s'ils étaient reconnus coupables d'un crime.

"Nous avons défini des règles, elles sont claires et elles seront respectées", a-t-il déclaré à la presse lors d'une conférence sur l'économie et le commerce dans le sud de la France.

Le procureur a déclaré que 18 mois de la peine de trois ans devraient être suspendus et que Richard ne devrait pas être autorisé à travailler dans la fonction publique pendant cinq ans.

(Reportage de Mathieu Rosemain et Emmanuel Jarry; reportage supplémentaire de Leigh Thomas; édité par Alexander Smith)

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