L'antisémitisme tache la République française

L'antisémitisme tache la République française

Mireille Knoll, survivante de l'Holocauste âgée de 85 ans, assassinée dans son appartement parisien. Photo: famille Knoll.

JNS.org –Dimanche, la France a célébré le 14 juillet son Jour national, le jour de la Bastille, qui marque l'anniversaire de la prise de la Bastille, considérée comme un symbole de l'abus de pouvoir de la monarchie. la Révolution française, la nation française célèbre son unité autour des valeurs fondatrices de la république: liberté, égalité et fraternité.

En tant que membre du Parlement, et en particulier en tant que citoyen français, j'éprouve une reconnaissance éternelle envers la république, la première au monde à accorder l'émancipation des juifs. On pourrait soutenir que c'est grâce à la Révolution française et à ses valeurs que les Juifs du monde entier ont obtenu le plein droit de citoyenneté.

Tout au long de son histoire, les Juifs ont apporté une contribution considérable à la France et à sa culture. Auteur Marcel Proust; Le Premier ministre Léon Blum; Le ministre de la Justice, Robert Badinter; l'historien et partisan Marc Bloch; la philosophe et militante politique Simone Weil, devenue la cinquième femme à recevoir l’honneur d’être inhumée dans le monument du Panthéon à Paris; René Cassin, qui a contribué à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1948; et Georges Charpak, lauréat du prix Nobel de physique, en sont quelques exemples.

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15 juillet 2019 7h01

Ces figures et d’autres incarnent le lien unique qui unit la France et ses juifs. Il n’est pas étonnant qu’une prière pour le succès de la République française ait été récitée dans les synagogues françaises tous les Shabbat au cours des 200 dernières années.

Malheureusement, cette année, j'ai le regret de dire que la France a parfois du mal à concrétiser ses belles valeurs. Au-delà des grandes déclarations, la France a du mal à mener un combat efficace contre l'antisémitisme croissant, en particulier sa nouvelle incarnation de la haine d'Israël, qui a entraîné l'assassinat de 12 Juifs français ces dernières années.

À la droite française, y compris parmi les législateurs du parti du président Emmanuel Macron, la haine d’Israël et des États-Unis en général, et de Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en particulier, est flagrante; Je le vis tous les jours. L’Iran nie l’Holocauste, annonce son intention de mettre au point des armes nucléaires et déclare ouvertement son intention d’effacer l’État d’Israël – où, soit dit en passant, quelque 150 000 citoyens français vivent hors de la carte. Mais l'Europe et la France continuent de répondre passivement.

Paris a récemment nommé une place du centre-ville après Jérusalem lors d'une cérémonie d'inauguration à laquelle ont assisté les maires des deux villes. Pourtant, malgré l’atmosphère festive, la France refuse de reconnaître la capitale d’Israël et la capitale du peuple juif, parlant au lieu de «l’occupation» et soutenant la division de la ville. C'est malheureux car aucune paix ne peut venir d'un mensonge historique.

Ma préoccupation ne concerne plus uniquement les Juifs, mais la France dans son ensemble. Mais j'ai de l'espoir et je veux rester optimiste. La France a prouvé par le passé qu'elle savait se tenir du côté de la démocratie et de la liberté. C'est pourquoi je souhaite à la France une vision claire de la réalité et à rester fidèle aux nobles idéaux qui font de la France une nation si spéciale.

Meyer Habib est un parlementaire français. Une version de tson article est paru pour la première fois dans Israel Hayom.

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