La France propose la réduction de la pollution causée par le transport maritime à la vapeur lente

La France propose la réduction de la pollution causée par le transport maritime à la vapeur lente

La délégation française auprès de l’Organisation maritime internationale a proposé l’obligation de ralentir l’utilisation de la vapeur lente afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports maritimes.

La France suggère que les limitations de vitesse différenciées selon le secteur des transports maritimes soient mises en œuvre "dès que possible", selon un document de proposition du groupe de travail sur les émissions de GES de l'OMI, vu par S & P Global Platts. Réduire la vitesse d’un navire au niveau auquel il a une efficacité énergétique maximale réduit sa consommation de carburant et ses émissions.

La stratégie initiale de l'OMI en matière d'émissions de GES vise à réduire les émissions totales de GES de l'industrie du transport d'au moins 50% par rapport aux niveaux de 2008 d'ici 2050, et de réduire les émissions de dioxyde de carbone «par transport» d'au moins 40% d'ici 2030. La stratégie – un mesure distincte de la limite inférieure de soufre de l’OMI entrée en vigueur l’année prochaine – devrait être révisée d’ici 2023 et aucune mesure concrète sur la manière de la réaliser n’a encore été décidée.

La stratégie en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sera moins choquante pour les marchés mondiaux des produits de base que la limite de 0,5% de soufre fixée en 2020, car elle devrait être mise en œuvre sur plusieurs décennies au lieu de l'être, mais il est probable que le défi sera plus grand pour l'industrie maritime à accueillir. La stratégie implique que les navires ne produisant aucune émission de gaz à effet de serre devront commencer à être mis en service dans les années 2030, et la technologie permettant d'atteindre cet objectif à l'échelle commerciale n'est pas encore en place.

La vapeur lente obligatoire pourrait contribuer à réduire les émissions de GES à court terme pendant le développement de cette technologie. Cela réduirait considérablement la demande mondiale de soutes, ainsi que le resserrement des marchés mondiaux du fret, car une réduction de la vitesse de la flotte mondiale supprime effectivement la capacité du marché.

La proposition française n'indique pas clairement comment l'OMI pourrait empêcher le secteur du transport maritime de réagir à ce marché du fret plus strict en construisant davantage de navires, annulant ainsi la réduction des émissions.

Dans la seconde étape de la proposition française, à mettre en œuvre après 2023, la délégation propose des limites annuelles d'émissions de GES pour chaque armateur.
Source: Platts

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