GE déclare que les usines françaises mises à pied ne fermeront pas | Nouvelles

PARIS (Reuters) – Une usine de General Electric (GE) située dans l’est de la France, où le groupe américain envisage de supprimer des postes vacants, envisage de trouver des solutions de rechange, notamment des pièces de construction aéronautique, a annoncé le patron français de GE dans une interview.

Les plans annoncés mardi dernier pour plus de 1 000 licenciements potentiels, principalement ciblés sur l'usine de Belfort, ont amené le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, à déclarer qu'il se battrait pour préserver les emplois sur le site lors du lancement des négociations avec les syndicats.

GE avait déclaré que cette initiative visait à rendre ses opérations plus efficaces en France en réponse à la contraction du marché des centrales électriques. Belfort gère les technologies du gaz, de la vapeur, du nucléaire et de l'hydroélectricité.

Dans une interview publiée dimanche dans le journal français Du Dimanche, Hugh Bailey, directeur général de GE en France, a déclaré que les ventes de turbines à gaz de Belfort avaient diminué de moitié entre 2017 et 2018 et que le groupe luttait pour rester compétitif.

"Cela dit, je veux être clair, Belfort ne fermera pas", a déclaré Bailey. "Il restera le premier site industriel de GE Power en Europe."

Bailey a déclaré que l'électricité au gaz avait encore un avenir, mais que d'autres domaines à développement rapide, tels que les énergies renouvelables et le stockage de l'énergie, pourraient également être essentiels.

Il a déclaré que les entreprises de GE situées dans d'autres pays pourraient être touchées par la restructuration, sans toutefois donner de détails.

"Les difficultés de GE en matière d'énergie sont bien connues. S'agissant de ce projet (suppression d'emplois), l'annonce fait partie d'une décision globale, qui est ensuite adaptée au niveau européen, pays par pays", a déclaré Bailey au JDD.

Le groupe industriel français Alstom était le plus gros employeur de Belfort jusqu'en 2014, année où il a vendu son entreprise de fabrication de turbines à gaz à GE, qui s'est engagée à créer 1 000 emplois dans le but de bénéficier de l'appui du gouvernement français.

Cependant, la société a dû rompre cet engagement avec l'effondrement du marché des centrales à turbine à gaz. En février, GE a accepté de verser 50 millions d'euros (56 millions de dollars) à un fonds de réindustrialisation pour ne pas atteindre l'objectif.

(Reportage de Sarah White, édité par Chris Reese)

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